Slime

Un premier pas contre la précarité énergétique

Comment financer
le SLIME ?

Le CLER – Réseau pour la transition énergétique et la société CTR – OFEE ont conclu un partenariat pour faciliter la vente des CEE précarité énergétique produits dans le cadre du programme SLIME. Ainsi les dépenses des collectivités leur seront remboursées à hauteur de 50,5% à 55%.

Le coût moyen d’un SLIME

Les coûts d’un SLIME sont très variables d’une collectivité à l’autre. Si le nombre de ménages est une donnée essentielle, la typologie du territoire, les équipements installés sont autant d’investissements à anticiper. Les chiffres ci-dessous sont issus de l’analyse des données fournies par les collectivités pour les années 2014 et 2015.

Les collectivités dépensent en moyenne environ 110 000 € par an, pour le déploiement d’un SLIME, ce qui revient à 620 € par ménage, 450 € étant effectivement dédié à la réalisation du diagnostic sociotechnique et le reste à l’animation du dispositif (rapportée au nombre de ménages).

Les différences observées s’expliquent par le type de territoire, le profil des chargés de visites, la composition du kit remis aux ménages, le temps consacré à l’animation du dispositif…

Plus en détails :

  • Les animateurs SLIME passent en moyenne 40 jours par an pour coordonner le dispositif, sensibiliser les donneurs d’alerte et animer les partenariats.
  • Seulement la moitié des collectivités consacrent un peu de temps à la communication (5 jours par an) et conçoivent des outils dédiés, pour 3100 €.
  • Les équipements d’économies d’énergie et d’eau installés lors des visites coûtent en moyenne 60 € par ménage
  • Enfin, l’achat de matériel de mesure pour équiper les chargés de visite sont également éligibles aux CEE via le SLIME (même si seule une collectivité sur trois en bénéficie). Ce coût s’élève à 2200 € en moyenne.

Par ailleurs, le coût des visites à domicile (environ la moitié du budget) est variable d’une collectivité à l’autre, en partie selon le profil des chargés de visite. Certes les coûts directs liés aux visites sont moindres quand celles-ci sont réalisées par des volontaires du service civique ou des personnes en emploi d’avenir. Mais les besoins en formation, suivi et encadrement sont d’autant plus élevés et se répercutent sur les coûts d’animation et de coordination.

La maturité d’un SLIME joue sur le coût par ménage. La première année, les collectivités investissent leur temps et leur énergie dans la mobilisation des donneurs d’alerte et mettent du temps à toucher les ménages. Mécaniquement, l’investissement par ménage paraît élevé la première année, mais se réduit l’année suivante.

Financer le SLIME avec les certificats d’économies d’énergie

Les collectivités peuvent bénéficier de Certificats d’économies d’énergie « précarité énergétique » (CEE-PE) pour cofinancer leur SLIME. Sous réserve que leur dispositif respecte les critères énoncés par le CLER dans le cadre du programme SLIME PRO-INFO-PE-01, il peut être reconnu SLIME et donc donner lieu à la production de CEE-PE.

Faire appel à d’autres partenaires publics ou privés

La plupart des collectivités financent seules leur SLIME. Néanmoins, certaines font appel à des partenaires tels que les fournisseurs d’énergie ou les fondations pour cofinancer leur dispositif.

  • Les fournisseurs d’énergie aident un SLIME sur trois, en donnant des kits d’équipements d’économies d’énergie. Ces kits standard permettent de réduire la dépense par ménage, mais ils doivent impérativement être complétés, par des adaptateurs de douilles, plus de lampes (LBC ou LED), des équipements réduisant la sensation de froid (réflecteur de chaleur, doubles rideaux épais, boudins de porte…), pour apporter un bénéfice réel au ménage.
  • Les collectivités peuvent également faire appel aux bailleurs sociaux. Ceux-ci étant éligibles aux CEE, ils peuvent être intéressés par la production de CEE-PE. Ils ont également tout intérêt à investir pour des diagnostics sociotechniques sur leur patrimoine. Dans ce cas, la collectivité et le bailleur social engagent une démarche partenariale, pour le repérage notamment. Il s’agira d’être vigilant aux parcs de logements visés, pour éviter de se cantonner aux logements figurant dans le plan stratégique de patrimoine et ainsi oublier les logements non visés par un programme de rénovation.
  • Les aides liées au recrutement d’emplois d’avenir et les fonds européens (FEDER) sont utilisés par quelques SLIME. Enfin, la fondation Abbé Pierre, le fonds de dotation Solinergy peuvent apporter une aide aux associations partenaires, sous réserve d’entrer dans leurs critères.