Slime

Un premier pas contre la précarité énergétique

Identifier les ménages

Avant de repérer les ménages, la collectivité définit les critères d’identification de la précarité énergétique, selon lesquels les ménages bénéficieront ou non du SLIME. Il faut ensuite mobiliser les acteurs du territoire susceptibles d'être des « donneurs d'alerte », organiser les modalités du signalement des ménages, et communiquer sur le dispositif.

Éléments méthodologiques

Définir la précarité énergétique

Chaque collectivité doit définir la précarité énergétique selon des critères liés à la réalité de son territoire et aux données auxquelles elle a accès. La précarité énergétique telle que définie par la loi Grenelle II n’est pas suffisamment opérationnelle pour bien cibler les ménages. Elle doit être définie par des critères objectifs (montant d’impayé, taux d’effort énergétique ou autre) et des éléments plus subjectifs (sensation de froid, restriction…).

Quelques exemples de critères, non exclusifs et à croiser :
– ménages dont le taux d’effort énergétique est supérieur à 10%
– ménages en impayés récurrents d’énergie
– ménages aux revenus très modestes (seuils de l’Anah)
– ménages qui renoncent à se chauffer pour diminuer leurs factures
– ménages ayant recours aux tarifs sociaux de l’énergie
– ménages bénéficiaires ou demandeurs d’une aide au titre du FSL énergie ou eau de manière récurrente

Mobiliser les acteurs du territoire

Les acteurs de terrain directement au contact des ménages sont les mieux placés pour repérer les situations de précarité énergétique et devenir des donneurs d’alerte.

Il est indispensable de les mobiliser afin qu’ils signalent systématiquement une situation qui leur semble correspondre à de la précarité énergétique et donc de les sensibiliser au problème, à ses manifestations et au programme SLIME, comme première piste d’action.

Pour rester en veille et actifs sur le repérage et pour faire face au turn-over dans les structures, les donneurs d’alerte ont besoin d’être régulièrement sensibilisés et informés sur les suites proposées aux ménages qu’ils ont contribués à repérer.

Les profils d’acteurs susceptibles d’être des donneurs d’alerte sont très divers. La plupart du temps, il s’agit des travailleurs sociaux du territoire (conseil départemental, centres communaux ou intercommunaux d’action sociale, union départementale des affaires familiales, centre de protection maternelle et infantile). Mais d’autres structures peuvent être mobilisées : caisse d’allocations familiales, mutualité sociale agricole, agence départementale d’information sur le logement, espace info énergie, agence régionale de santé, opérateurs habitat, fournisseurs d’énergie et d’eau, associations caritatives, point information médiation multiservices etc. Il est important de déployer au maximum le réseau de donneurs d’alerte afin d’élargir le nombre et le profil des ménages touchés.

Définir les modalités d’identification des ménages

Les modalités d’identification sont définies avant le démarrage du SLIME.

Les donneurs d’alerte disposent d’une fiche de repérage (qui peut être construite avec les donneurs d’alerte) pour saisir les coordonnées du ménage repéré et les quelques critères permettant d’apprécier rapidement sa situation financière, ses factures et son problème. La fiche est ensuite transmise à l’animateur du SLIME ou aux chargés de visite, selon les cas.

Un numéro unique et/ou une adresse électronique dédiés au SLIME peuvent également être mis en place pour le signalement des ménages ou l’auto-signalement par les ménages eux-mêmes.

D’autres modalités sont possibles, comme le repérage par le biais des dossiers de demande d’attribution d’une aide FSL.

Communiquer pour repérer

Des outils et des actions de communication sont un bon moyen pour informer directement les ménages et les donneurs d’alerte de l’existence du dispositif SLIME. Il peut s’agir d’articles dans la presse locale, de réunions d’information, d’affiches et flyers distribués dans les boîtes aux lettres et les structures partenaires, d’animations autour des éco-gestes, etc.

Charge au concepteur de ces outils à être vigilant à ne pas stigmatiser les ménages en mettant en avant les difficultés financières ou le terme de précarité énergétique.

Développer un réseau de donneurs d’alerte

L'exemple du Conseil départemental du Jura

Le Conseil départemental du Jura a mis en place un réseau de donneurs d’alerte pour identifier les ménages en situation de précarité énergétique.

L'exemple de la Ville des Mureaux

La Ville des Mureaux en partenariat avec l’association Énergies Solidaires s’est appuyée sur les actions de sensibilisation des acteurs de terrain réalisées en préfiguration du SLIME, pour constituer un véritable réseau de donneurs d’alerte.

Organiser la communication auprès des ménages

L'exemple de Métropole de Brest

La métropole de Brest a organisé une campagne de communication à destination des ménages potentiels bénéficiaires de son SLIME, pour qu’ils se saisissent du dispositif.