Slime

Un premier pas contre la précarité énergétique

Monter le SLIME

Les prémisses d’un SLIME se trouvent souvent dans une fiche action d’un document stratégique de la collectivité, la proposition d’un acteur local à une collectivité ; parfois le SLIME existe déjà, sans l’appellation officielle et il s’agit pour la collectivité d’inscrire son dispositif dans une méthodologie existante. Entre la commande politique ou la proposition des services aux élus, il peut s’écouler plusieurs mois, voire années pour que le SLIME prenne forme.

Éléments métholodogiques

Les étapes préalables

Les étapes préalables à la construction d’un SLIME sont :

  • la rédaction d’un pré-projet comprenant une ébauche du fonctionnement du SLIME et des éléments budgétaires
  • la validation par les élus (via une délibération par exemple)
  • une construction plus précise du mode opératoire du SLIME : Qui sont les acteurs à associer ? Quelles sont les compétences à mobiliser ? Sur quel territoire déployer le SLIME ? Quand démarrer le dispositif ? Quel mode opératoire pour la conduite du diagnostic sociotechnique….
  • le remplissage du dossier de candidature et l’envoi au CLER, accompagné d’une lettre de la collectivité lors d’un appel à candidatures

La collectivité définit elle-même son territoire d’action : qui peut être moins étendu que son territoire de compétences, pour un département ou une région notamment. Agir sur un territoire restreint permet d’expérimenter le mode opératoire et les outils avant déploiement plus large.
Pour favoriser le succès de l’opération, il est préférable de choisir un territoire où :
– la précarité énergétique est plus prégnante. L’analyse des besoins sociaux, un diagnostic territorial ou une cartographie peut aider à déterminer précisément le territoire d’action ;
– les acteurs (travailleurs sociaux ou donneurs d’alerte plus globalement) sont déjà sensibilisés à la problématique. Même si leur motivation (probablement plus importante que la moyenne) induit un biais, il est toutefois plus confortable et réaliste de débuter avec un contexte favorable.

La collectivité choisit elle-même la durée de son SLIME, qui se situe généralement entre un et trois ans. Si pour des raisons administratives, un premier dossier de candidature sur un an est conseillé, la démarche doit s’inscrire dans un temps plus long. En effet, la première année peut être vue comme une année test, pour les actions et leur dimensionnement et faire l’objet d’une courte évaluation avant d’engager la suite.

La cartographie comme outil d’aide à la décision

L'exemple de la Ville des Mureaux

La ville des Mureaux a réalisé un diagnostic territorial de la précarité énergétique, en lien avec son Service Local d’Intervention pour la Maîtrise de l’Energie et de l’Eau. Comment cette cartographie a-t-elle contribué au SLIME ?

S’appuyer sur les unités territoriales pour être au plus près des habitants

L'exemple du Conseil départemental du Pas de Calais

Le conseil départemental du Pas de Calais a souhaité dès la première du SLIME le déployer sur tout le territoire départemental, très peuplé (1,5 million d’habitants). Pour répondre à cet enjeu organisationnel, une coordination territoriale s’appuyant sur les unités territoriales a été mise en place.

La collaboration entre une intercommunalité pilote et le conseil départemental

L'exemple de l'Association du Pays Tarentaise Vanoise

L’assemblée du Pays Tarentaise Vanoise travaille de concert avec le conseil départemental de la Savoie. Cette collaboration est indispensable pour épauler l’intercommunalité dans les actions de repérage.

Copiloter un SLIME

L'exemple de la Ville de La Roche-sur-Yon et du Syndicat d’énergie SyDEV

La ville de La Roche-sur-Yon et le syndicat départemental d’énergie et d’équipement de la Vendée (SyDEV) travaillent en partenariat pour déployer un SLIME sur leur territoire depuis janvier 2015, avec l’appui des associations ADIL85 et ELISE pour réaliser le diagnostic sociotechnique.